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♟️ Comment bien gérer son temps à la pendule aux échecs
La gestion du temps à la pendule, c'est un problème qui revient énormément. Pour bien le traiter, il faut distinguer deux grandes familles de causes : les causes psychologiques, et les causes purement échiquéennes. Regardons les deux.
Salut 👋 - c'est Julien !
Au programme cette semaine :
un conseil sur la gestion du temps à la pendule
une réponse à une question de Marek sur le fait de mieux jouer sur un échiquier physique qu'en ligne
une actualité sur mon envie de partager d'autres passions que les échecs
🆘 Le conseil de la semaine
La gestion du temps à la pendule, c'est un problème qui revient énormément. Pour bien le traiter, il faut distinguer deux grandes familles de causes : les causes psychologiques, et les causes purement échiquéennes. Regardons les deux.
Côté psychologique, il y a en réalité deux types de joueurs : ceux qui jouent trop vite, et ceux qui jouent trop lentement. Les joueurs trop rapides, on les voit surtout chez les enfants. Aujourd'hui, je vais surtout m'intéresser à ceux qui jouent trop lentement.
Chez eux, le problème est presque toujours le même : le perfectionnisme. Ils veulent jouer le coup parfait, ils ont peur de se tromper, alors ils tergiversent, encore et encore, pour trouver le meilleur coup possible.
Et c'est là qu'arrive le paradoxe : à force de dépenser leur temps sur des nuances en début de partie, ils se retrouvent surpris, sans temps à la fin, dans une position compliquée, et ils donnent leur dame en un coup. Vu de l'extérieur, ça paraît presque ridicule : tout ce temps passé sur des détails, pour finir par tout gâcher faute de temps.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que dans les positions complexes, il faut faire du mieux qu'on peut et accepter de jouer le coup qui nous semble le plus naturel. Le jeu d'échecs est d'une complexité folle : le nombre de Shannon, c'est 10 puissance 120 parties possibles. Aux échecs, ce sera toujours un être humain, avec une capacité limitée et des informations parcellaires, qui doit trancher au milieu d'un nombre quasi infini de possibilités. Il faut accepter que le jeu est infini, que nous sommes finis, et que le jeu nous dépasse. Tant qu'on n'accepte pas ça, on reste prisonnier de son perfectionnisme, et la gestion du temps ne suivra jamais.
Passons aux causes échiquéennes. Ce que je vois le plus, c'est un problème d'identification des moments critiques. Parfois, c'est simplement une mauvaise compréhension de la position, un sujet qu'on travaille de façon plus globale. Mais le plus souvent, c'est une vraie difficulté à repérer quand un moment compte vraiment.
Il y a énormément de positions où jouer un petit coup d'attente ne change pas grand-chose : autant le jouer vite plutôt que d'y passer un temps infini. À l'inverse, il y a des moments qui changent radicalement le cours de la partie, et c'est là qu'il faut investir son temps. Comment les reconnaître ? Voici quelques pistes.
Les moments très tactiques, quand beaucoup de pièces sont en prise mutuelle : tout est compliqué, et la moindre gaffe peut perdre la partie sur-le-champ.
Les échanges : une pièce qu'on échange disparaît à jamais de l'échiquier, ça oriente la partie de façon définitive. Ce sont souvent des décisions lourdes de conséquences.
Les poussées de pions : beaucoup de joueurs les négligent, mais un pion ne recule jamais. Ce caractère irréversible rend ces coups souvent critiques.
Ce ne sont pas les seuls éléments, juste des pistes pour aiguiser ton radar. Le plus important, c'est de prendre une habitude : après chaque partie, si tu fais partie de ceux qui réfléchissent trop, reviens sur tes plus longues réflexions et demande-toi honnêtement : ces trois minutes, est-ce qu'elles valaient le coup ?
Et un dernier point, essentiel. Beaucoup de gens me disent qu'ils réfléchissent trop longtemps, puis ils font le bilan de leurs parties, vérifient leurs erreurs et leurs gaffes, mais ne regardent jamais le temps dépensé coup par coup. C'est pourtant un levier énorme : on n'améliore pas ce qu'on ne mesure pas. Commence à traquer ton temps, et tu commenceras vraiment à le maîtriser.
Ces astuces pratiques de jeu, ce sont des conseils que je partage régulièrement avec les membres de mon club d'échecs. En tant que membre du club, vous avez notamment accès à :
Une bibliothèque de plus de 150 vidéos couvrant tous les domaines du jeu
4 streams d'entraînement en direct par Julien Song chaque semaine
Une session hebdomadaire pour affronter Julien Song en blitz avec commentaires en direct
Un cahier d'exercices hebdomadaire avec corrections en vidéo par Julien Song
Une analyse de vos parties par Julien Song toutes les semaines
Des rencontres en présentiel à Paris avec Julien Song une fois par mois
Un espace de discussion en ligne pour échanger avec les autres membres et poser vos questions à Julien Song
Un tournoi en ligne chaque semaine réservé aux membres du club
🎉 Une offre Jeunes est disponible pour les moins de 27 ans, avec une réduction supplémentaire de 50 %.
⁉️ La question de la semaine
J'ai l'impression que lorsque je joue sur un échiquier physique, je joue mieux que sur Chesscom. Pourquoi est-ce le cas ?
C'est une question passionnante, et la première chose à dire, c'est que ça dépend vraiment de chacun. Certains jouent mieux en ligne, d'autres mieux sur un échiquier physique. Ce que tu ressens en dit surtout long sur la façon dont toi, tu réagis à certaines conditions.
Le premier facteur, c'est l'enjeu. Quand tu joues en vrai, tu t'es déplacé, tu es allé dans un lieu fait pour ça, parfois un tournoi officiel : chaque partie compte davantage, donc tu te concentres. En ligne, c'est souvent l'inverse, on enchaîne des blitz entre deux arrêts de métro, pour tuer cinq minutes, et forcément on prend la partie plus à la légère. Moi, c'est exactement mon cas : je joue mieux en vrai parce que je me lève mieux à l'enjeu.
Mais attention, pour d'autres joueurs, c'est l'inverse total. Le côté très officiel du présentiel les stresse, alors que derrière leur écran ils sont détendus et jouent leur meilleur jeu. Tout dépend donc de ton rapport à la pression.
La cadence joue aussi beaucoup. En ligne, il y a ce côté blitz permanent : quand il ne reste plus que quelques secondes, l'enjeu devient surtout de jouer très vite, et là, ta connexion internet ou même ta souris peuvent te coûter une partie, ce qui n'existe pas sur un vrai échiquier. En présentiel, les cadences sont souvent plus lentes : tu as le temps de calculer, donc de jouer plus près de ton vrai niveau.
Il y a aussi un élément qu'on sous-estime énormément : la différence entre la 2D et la 3D. Beaucoup de joueurs me disent qu'à leur premier tournoi en présentiel, ils voient l'échiquier complètement différemment. Et ça peut vraiment changer le niveau de jeu : il y a des coups qu'on repère sur un écran et qu'on ne voit pas du tout sur un vrai plateau, et inversement. Selon ton cerveau, l'une des deux représentations te parlera plus que l'autre.
Enfin, en vrai, il y a l'adversaire en face de toi. La pression n'est pas la même : tu envoies des signaux avec ton langage corporel, lui aussi, et il y a une foule de petits indices à capter pour décrypter son jeu. Certains adorent ça et s'en servent, d'autres sont déstabilisés.
Au fond, il n'y a pas un vrai niveau unique : il y a surtout les conditions dans lesquelles tu donnes le meilleur de toi. L'important, c'est de te connaître. Si tu joues mieux en vrai, essaie de recréer ces conditions en ligne : des cadences plus lentes, zéro distraction, et traite chaque partie comme si elle comptait.
Ces conseils pratiques, je les partage chaque semaine avec les membres de mon club d'échecs. 👉 https://www.juliensong.com/club
👀 Mon actualité

La musculation, une de mes passions en dehors de l'échiquier.
Aujourd'hui, j'ai surtout envie d'avoir votre avis. À côté des échecs, j'ai d'autres activités qui me tiennent vraiment à cœur. Par exemple, depuis plusieurs années, je fais beaucoup de musculation. Et j'hésite depuis un moment à partager un peu de contenu là-dessus avec vous.
Du coup, je suis très preneur de votre ressenti. Est-ce que ce serait quelque chose que vous auriez envie de voir ?
Soit en vous disant : ah oui, ce domaine m'intéresse aussi, je serais curieux de regarder.
Soit : pourquoi pas, ce serait marrant de voir Julien dans d'autres contextes.
Soit, à l'inverse : non, franchement, moi je suis là pour les échecs, et c'est tout.
Il n'y a pas de mauvaise réponse, et c'est justement pour ça que votre avis m'intéresse. En répondant simplement à ce mail, dites-moi ce que vous en pensez : ça m'aidera vraiment à trancher.
Concrètement, je pourrais partager ça sur mes comptes principaux, ou bien créer un compte à part, entièrement dédié. D'ailleurs, à l'époque où je montrais de temps en temps que je faisais de la musculation, on m'avait souvent surnommé Julien Strong. Ça ferait un joli nom pour ce compte.
Bref, je suis vraiment curieux de vous lire. Merci d'avance pour vos retours, ça compte beaucoup pour moi.
♟️ Pour aller plus loin
👉 Mon club d'échecs :
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Rejoins les +950 membres du club d'échecs, où je partage les secrets qui m'ont permis de passer de non classé à Maître International.
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Avant de partir, j'ai 2 petits services à te demander :
Réponds à ce mail en me posant une question. Elle sera peut-être sélectionnée et j'y répondrai dans la prochaine édition !
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A la semaine prochaine !
Julien

